Whenever you are in doubt, recall the face of the poorest and the weakest man. Gandhi . . . for with freedom come responsibilities. Nelson Mandela The world is for the public good, such is the Great Way. Confucius An invasion of armies can be resisted, but not an idea whose time has come. Victor Hugo *

Economic Governance and Globalization

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De chacun (volontairement) selon ses capacités à chacun (inconditionnellement) selon ses besoins
Entretien avec Philippe Van Parijs

L’idée d’un revenu inconditionnel revient à découpler partiellement le revenu engendré par la croissance et la contribution à cette croissance. Il doit permettre de travailler moins à certaines
personnes qui se rendent malades en travaillant trop, libérant ainsi des
emplois au profit d’autres personnes que rend malades le fait de ne pas trouver du boulot. . Philippe Van Parijs, philosophe et économiste belge, est l’une des figures modernes de la promotion de l’allocation universelle qu’il présente comme une voie capitaliste vers un communisme moderne. Dans cet entretien, il brosse le tableau de l’émergence de cette idée, les controverses qu’elle a suscitées et suscite encore autour de la question du travail.

Un revenu inconditionnel est en quelque sorte une technique souple de redistribution du temps de travail qui s’attaque au problème du chômage sans devoir compter sur une course folle à la croissance. L’auteur présente ce revenu comme un chemin capitaliste vers un communisme moderne entendu comme une société qui peut écrire sur ses bannières : « de chacun (volontairement) selon ses capacités, à chacun (inconditionnellement) selon ses besoins »

Une société de marché dotée d’une allocation universelle peut en effet
être comprise comme une société dans laquelle une part du produit est distribuée selon les besoins de chacun, éventuellement variable en fonction de l’âge et complétée pour

Certaines personnes qui ont des besoins particuliers, par exemple de mobilité. Plus ce revenu universel est élevé, plus la contribution de chacun est une contribution volontaire, motivée par l’intérêt intrinsèque de l’activité plutôt que par la contrainte de gagner sa vie.

Plus la part du produit distribuée sous la forme d’un revenu inconditionnel est grande, plus on se rapproche de cette société « communiste », entendue comme une société où l’ensemble de la production est distribué en fonction des besoins et plus rien en fonction des contributions.

L’auteur nous introduit dans cette interview, à travers sa rencontre au fil des années avec d’autres intellectuels défenseurs et rétracteurs du revenu de base, parmi lesquels le philosophe John Rawls, les aspects les plus importants et les plus stimulants de cette proposition.

Source: Mouvements


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Illustration:

roger_gordon


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