An invasion of armies can be resisted, but not an idea whose time has come. Victor Hugo . . . for with freedom come responsibilities. Nelson Mandela Henceforth, our country should be the universe. Flora Tristan Whenever you are in doubt, recall the face of the poorest and the weakest man. Gandhi *

Citizens’ Reappropriation of Politics

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Front Mandela de Libération Mondiale (FMLM)
Communiqué N° 1

Traductions: English, Español, 中文
A lire aussi : la position de l’équipe FnGM



Qunu, nuit du 15 au 16 décembre 2013



Mandela est mort ! Vive Mandela !
La mort ne l’a pas surpris ; il savait que son cri de paix et de justice avait été entendu.
La mort ne l’arrêtera pas ; parce que d’autres mains et d’autres visages se sont, depuis longtemps déjà, saisis de ses armes, de ses mots.
Mandela incarnait notre combat ; il continuera à l’incarner ! Mort ou vif !

Nous sommes le monde. Nous sommes le peuple.
Nous sommes un peuple. Nous sommes Mandela !

Madiba a toujours porté en lui la dignité à la fois des Thembu et des Xhosa, et c’est pour cela qu’il a porté en lui la dignité à la fois du peuple noir, de l’Afrique du Sud, de l’Afrique sans limite et de l’Humanité universelle.
Il a incarné un monde dans lequel rentrent tous les mondes.

Nous somme les générations de l’ici et maintenant. Nous sommes les enfants du Verseau, les enfants de l’Ubuntu et ceux de la Pachamama, les Anonymous, les Indignados et les Occupy. Nous sommes les Pussy Riots et les Mères de la place de Mai. Nous sommes le Yin et le Yang de l’humanité sur la planète. Nous sommes le féminin et le masculin réconciliés, sous toutes ses formes biologiques et sociales. Nous sommes ondes et particules, mouvement du monde et matière du changement. Nous sommes les réseaux sociaux et les communautés clignotantes, virtuelles, potentielles, réelles, agissantes, transitioners, mutantes vers une civilisation de commoners, vers une société mondiale démocratique, pacifique, durable et solidaire : responsable.

Nous sommes le Jasmin, l’œillet rouge, les cent-mille fleurs qui s’épanouissent déjà dans des révoltes d’un jour ou dans des transformations en profondeur d’un monde interconnecté qui, ici, s’effondre sous les coups des marchés financiers et qui, là, explose sous les tsunamis des catastrophes climatiques. Nous sommes les enfants de Tchernobyl et de Fukushima, les enfants des catastrophes en devenir ; nous sommes les enfants de la guerre, les déportés, les réfugiés, les mutilés, les torturés, les esclaves, les oubliés. Nous sommes les vainqueurs anéantis et les victimes résilientes. Nous sommes les « Ya Basta » et les « Dégage ! ». Nous sommes tous wikileaks et tous whistle blowers. Nous sommes un logiciel libre. Nous sommes le front mondial du refus, le rebelle universel. Nous sommes tout cela, oui, mais nous ne sommes pas que cela !

Nous sommes un mouvement de libération.
Nous sommes en mouvement, en marche, vers notre libération. Celle de chacun et de chacune d’entre nous, et celle d’une humanité entière.
Nous voulons nous libérer de la folie des puissants qui nous rendent fous ! Fous de misère et fous d’inégalités, fous d’épuisement et de maladie, fous de nos terres et de notre planète, confisquées et bientôt inhabitables, fous de concurrence et de compétition, fous de ressentiment, de haine et de désespoirs.
Nous nous libérons et partons à la découverte de notre propre humanité et de notre propre sérénité, pour inventer notre buen vivir et notre buen gobierno, dans un monde enfin décent, à notre mesure, dans lequel chacun, chacune, peut prendre ses responsabilités, simplement, avec bienveillance.

Nous sommes résistance et nous sommes exigence.
Nous avons gardé en nous, chacun en soi, et ensemble surtout, la force de l’engagement : celle qui fait que nous résistons ; et celle qui fait que nous exigeons !
Certes, chacun de nous est un sujet unique, incomparable par sa souffrance et ses joies, par ses peurs et ses colères, par ses rêves et ses espérances, par ses fidélités et ses loyautés, par sa solidarité et sa responsabilité, toujours réinventés.
Mais en tant qu’acteurs en mouvement, nous n’avons pas de visage, nous sommes des ombres, des masques dans le théâtre des opérations, car nous sommes des figurants et des doublures, des souffleurs, des comédiens et des tragédiens, des funambules et des acrobates interchangeables quand nous jouons, à tour de rôle, les éclaireurs, les fantassins, les vigiles, les stratèges ou les généraux d’un mouvement mondial en ordre de marche. Nous ne voulons pas le pouvoir. Nous voulons du pouvoir, celui qui se négocie, se partage, se contrôle, se remet.
Nous sommes des passeurs transculturels, transgénérationnels, dans le monde contemporain de la traduction immédiate et de l’interprétation simultanée. Nous sommes la vie quand elle bruisse et jaillit, nous sommes les morts que nous portons en nous. Nous sommes l’Humanité diverse, qui sait dire « Nous, les Humains…».
Nous sommes la nation-monde arc-en-ciel.

Nous sommes un front de libération mondiale.
Le temps n’est plus aux Fronts de libération nationale ; ou plus seulement !
Nos défis sont planétaires : c’est la libération mondiale que nous exigeons !
Nous exigeons partout le respect des droits humains, individuels et collectifs, des droits civiques et politiques, des droits sociaux et culturels, des droits des minorités et des générations futures, des droits de la planète et de sa diversité.
Nous exigeons que l’organisation du monde soit plus juste !
Nous exigeons la démocratie planétaire : une démocratie décentralisée ou les pouvoirs seront déconcentrés !
Nous exigeons l’éradication de la misère !
Nous exigeons que les riches soient toujours moins riches et que les pauvres soient toujours moins pauvres. Nous exigeons la santé et l’éducation universelle ; un revenu digne !
Nous exigeons la réconciliation et le désarmement !
Nous exigeons de pouvoir gérer ensemble et parcimonieusement les biens communs de la planète et de l’Humanité.
Nous exigeons la transition immédiate vers l’ère de l’après-pétrole, de l’après-nucléaire, de l’après OGM !
Nous EXIGEONS! Nous commençons à peine d’exiger… et nous n’avons pas fini d’exiger !

Nous sommes partout. Nous sommes interconnectés.
Nous nous organisons localement et globalement.

Nous nous sommes rencontrés à Qunu. Nous avons célébré la mort et la vie !
Nous avons pleuré et souri.
Nous sommes restés pétrifiés et nous avons dansé.
Nous étions sereins et exaltés.
Nous nous sommes regardés, nous nous sommes compris.
Nous étions ce front de libération mondiale. Nous le nommerions Mandela !
Nous n’étions pas très nombreux, mais nous venions de partout.
Nous nous sommes retrouvés et nous avons rédigé, presque d’un trait de plume, presque sans rature, en une seule nuit, ce premier communiqué de notre front.
Ce n’était pas difficile : nous savions parfaitement qui nous sommes et ce que nous voulons.

Nous sommes un front !
Nous ne craignons pas la confrontation. Nous la revendiquons.
Nous savons reconnaître nos adversaires et nos ennemis. Nous savons qu’ils nous reconnaissent. Nous ne croyons ni aux anges, ni aux démons.
Nous croyons au rapport de forces. Et nous apprenons seulement à connaître notre force.
Cela fait longtemps que nous sommes là, depuis des décennies pour certains d’entre nous. Nous étions bien sûr à Tienanmen, à Berlin quand le mur est tombé, au Sommet de la Terre de Rio, à La Realidad, à Seattle, à Porto Alegre, à Copenhague, mais aussi cette année à Tunis et au Caire, à Santiago, à Madrid, à Athènes, à Istanbul, à São Paulo, à Bangkok, à Kiev, à Bogotá, et partout ailleurs ! Nous savons déjà comment créer 1, 2, 3 « printemps de peuples ». Nous avons seulement besoin d’un front pour nous coordonner. Un front large, populaire, de front de salut public, un front mondial.

Et nous serons sur tous les fronts. Sur le front du climat, sur ceux de souveraineté alimentaire et de l’accaparement des terres ! Sur ceux du fracking et des grands projets inutiles. Sur les fronts de lutte contre les traités de libre-échange bilatéraux transatlantique et transpacifique. Nous serons dans les Assemblées locales, les Villages alternatifs, les Forum sociaux mondiaux, régionaux, thématiques, locaux, les Forum Climat, les Alternatiba. Nous serons dans la rue, sur les places, derrières nos stylos et nos écrans. Nous serons sur des fronts et dans les lieux que ni nous, ni nos adversaires, n’imaginons encore. Car nous serons partout là où nous nous rassemblons par milliers. Et là où quelques-uns d’entre nous se regrouperont pour résister, nous serons tous leur caisse de résonance, leur porte-voix et leur porte-monnaie quand la solidarité se mesure aussi en dollars.

Nous ne manquerons assurément pas les sommets sur le Climat à Lima, l’année prochaine, et à Paris en 2015, et nous serons mobilisés partout sur la planète.

Mandela est mort ! Vive Mandela !
Nous attendions sa mort, pour incarner sa lutte !
C’est à nous aujourd’hui d’en reprendre le flambeau.
Nous sommes fiers et inquiets.
Notre engagement est ambitieux et notre responsabilité est grande.
Mais nous serons si nombreux !

Mandela est vivant ! La lutte continue !


PS : Nous envoyons ce communiqué au Forum pour une nouvelle gouvernance mondiale.
Nous n’avons pas trouvé mieux, qu’un Forum, pour mettre notre projet en discussion, et d’être transparents sur nos intentions, tout en revendiquant notre anonymat. Charge à lui de le mettre en discussion sur son site, sur les réseaux sociaux, dans les médias. Charge à chacun d’entre nous de le répercuter partout où la mobilisation locale entre en résonance avec une nécessaire mobilisation globale.


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