Whenever you are in doubt, recall the face of the poorest and the weakest man. Gandhi The world is for the public good, such is the Great Way. Confucius Do what is right. Rosa Parks . . . for with freedom come responsibilities. Nelson Mandela *

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De quelle gouvernance mondiale la transition écologique, sociale et citoyenne a-t-elle besoin?

Alors que viennent de s’achever les négociations de la COP 21 2015 sur le réchauffement climatique, la question mérite d’être posée de savoir si nous sommes en train de basculer vers une nouvelle étape de l’histoire de la gouvernance mondiale qui permettrait d’entériner la transition écologique, sociale et citoyenne que le monde tente d’accomplir pour assurer son destin. Après l’infructueux système de la Société des nations dérivé des 14 points du Président Wilson, après le régime limité de l’ONU, sommes-nous en mesure d’inventer ou de réinventer les institutions et les mécanismes susceptibles de répondre aux exigences de la globalisation? Car c’est bien là l’enjeu de la gouvernance mondiale que, d’une part, de répondre expressément aux déséquilibres dangereux et croissants liés à la globalisation et, d’autre part, d’exploiter les possibilités offertes par la mondialisation pour pallier aux nombreuses déficiences économiques, sociales et politiques héritées du monde d’hier. Faute d’y arriver et la globalisation, pourtant synonyme d’ouverture, risque de se transformer rapidement en un repli sur soi généralisé synonyme de fragmentation, d’isolement, de fermeture et aussi de haine, de ressentiment et de conflits.

L’année 2015 a, dans ce domaine, été témoin d’un certain nombre d’avertissements sérieux. Outre la confirmation de certaines tendances – effets de l’activité humaine sur le réchauffement climatique, multiplication des activités terroristes, dégradation générale des équilibres géopolitiques régionaux, etc…- la crise au Moyen Orient et la poussée migratoire des réfugiés vers l’Europe ont démontré les fragilités de la construction européenne et les divergences internes qui divisent les membres de l’UE.

Outre les réflexes nationalistes qui ont poussé certains gouvernements à fermer leurs frontières et à passer outre aux accords de l’espace Schengen, l’afflux de réfugiés, autrement condamnés à une mort certaine en restant chez eux, a engendré un virage politique sensible avec une forte poussée de l’extrême droite. En France, pour ne citer que cet exemple, l’extrême droite a atteint des scores aux élections régionales de décembre 2015 qui ont dépassé les 40% dans certaines régions. Loin semble l’époque où un score de 5% était considéré comme invraisemblablement élevé… De tels chiffres, qui ne sont malheureusement pas l’apanage d’un seul pays, illustrent aussi le malaise profond qui touche désormais une portion croissante de la population qui se trouve désemparée face aux transformations engendrées par la mondialisation. D’évidence, à nier et à refuser celles-ci de manière artificielle, l’extrême droite nationaliste et anti-européenne propose des solutions qui, outre leur moralité condamnable, incitent à verrouiller les seules issues offrant une ouverture qui permettrait d’affronter les problèmes avec une chance de réussite.

Comme chacun sait, ce type de réaction a le potentiel de générer d’autres réactions en chaîne. L’incapacité des partis politiques établis à insuffler la confiance nécessaire aux peuples pour affronter leur avenir démontre combien est vitale la participation accrue d’autres acteurs à la vie politique. La montée de l’extrême droite dans les régions industrielles qui, hier, étaient montrées en exemple, et l’échec des partis nationalistes dans les régions rurales hier décriées mais qui ont mieux su entamer leur transition économique et écologique, illustrent les paradoxes de la société post-capitaliste.

Mais face à ces fractures qui touchent même des pays plutôt homogènes, comment ne pas s’inquiéter des immenses lignes de fractures qui divisent les régions et les continents ? Et comment, dès lors que les partis politiques et les gouvernements au pouvoir, dans des sociétés démocratiques avancées, sont incapables de développer des projets pour leurs sociétés, comment présager que des institutions embryonnaires ou inexistantes puissent proposer un projet de société à l’humanité tout entière ? Car tel est finalement l’enjeu principal de la gouvernance mondiale que d’élaborer et puis d’assurer la mise en œuvre d’un tel projet. Comment ? Avec qui ? Avec quels moyens ? Telles sont certaines des questions que nous aborderons ici.



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