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Perdre les mauvaises habitudes : La Banque mondiale et le FMI attachent encore des conditions de politique économique à leur aide

Malgré les nombreuses promesses de réforme, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) continuent à utiliser leur aide pour obliger les pays en développement à appliquer des politiques économiques inappropriées, avec l’accord tacite des gouvernements des pays riches. Ces conditions de politique économique compromettent l’élaboration de politiques nationales, retardent le déboursement de l’aide et n’ont souvent aucun impact positif sur les populations pauvres. Si le monde a pour ambition d’éradiquer la pauvreté, cette pratique doit cesser impérativement. La transparence des dépenses et la réduction de la pauvreté sont les seules conditions devant être rattachées à l’aide et rien d’autre.

Bien entendu, cette aide doit être fournie sous certaines conditions. Les pays riches ont le droit de demander que leur aide soit dépensée de manière transparente. Tout comme les citoyens des pays pauvres ont le droit d’exiger que cette aide soit utilisée pour lutter contre la pauvreté.

En revanche, les pays riches ne sauraient utiliser leur aide pour imposer aux pays pauvres des réformes de politique économique, telles que la privatisation et la libéralisation. C’est pourtant ce que la Banque mondiale et le FMI continuent de faire, avec le soutien tacite des principaux pays actionnaires. Les conditionnalités de politique économique nuisent à l’efficacité de l’aide, entravent la prise de décision nationale, pourtant essentielle à la réussite du développement, et peuvent entraîner des arrêts brutaux ou des afflux imprévisibles de financements. Au final, ces conditions peuvent obliger les pays pauvres à appliquer des politiques basées sur des dogmes et une idéologie plutôt que sur des éléments concrets.

Dans un premier temps, le pays doit « s’approprier » les conditions de politique économique, ensuite, ces dernières doivent reposer sur la réalisation préalable d’une analyse d’impact sur les populations pauvres.

Cependant, les faits constatés jusqu’à présent montrent que la Banque mondiale et le FMI n’ont pas perdu leurs mauvaises habitudes. Pour finir, ces deux institutions n’évaluent pas systématiquement l’impact des réformes de politique économique sur les populations pauvres.

Ce document montre à quel point de telles conditionnalités sont préjudiciables pour un pays. Il examine la situation du Mali où, loin de mener à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté, des conditionnalités ont entraîné une forte augmentation des prix de l’électricité et d’autres auront certainement des conséquence négatives sur les planteurs de coton, de retarder le déboursement de l’aide et, au final, de porter atteinte à la capacité du Mali à définir ses propres politiques.

Source: OXFAM
www.oxfam.org



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