Two dangers constantly threaten the world: order and disorder. Paul Valéry True peace is not merely the absence of tension, it is the presence of justice. Martin Luther King, Jr. . . . for with freedom come responsibilities. Nelson Mandela Henceforth, our country should be the universe. Flora Tristan *

Environmental Governance and Managing the Earth

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Propositions pour une architecture du pouvoir juste et démocratique

Construire une nouvelle gouvernance n’est pas seulement une question institutionnelle ou de réflexion qui renvoie aux champs de la politique ou de la sociologie. Toute proposition et conception de gouvernance dépendra de l’action et la mobilisation de larges majorités de personnes, d’acteurs, de mouvements et de peuples. C’est elle, la question décisive. Et dans cette action et mobilisation, les idées et les propositions jouent un rôle clé. C’est pour cela qu’il faut repenser l’architecture de la gouvernance en l’intégrant dans la perspective d’une biocivilisation pour la durabilité de la vie et de la planète. L’architecture d’une gouvernance citoyenne, solidaire et juste doit reposer sur des piliers éthiques et philosophiques solides. Elle doit aussi s’appuyer, et en retour rendre possible, une nouvelle économie orientée par la justice sociale et environnementale. En tout cas, il faut inventer ensemble les réponses aux défis du présent à partir de notre enracinement dans chacun de nos contextes, dans chacun de ceux des peuples. Cela implique de reconnaître les différentes sagesses présentes dans tous les continents, chez tous les peuples, sans prétendre à ce que l’une d’entre elles soit la référence indiscutable. Il faut élaborer les fondements d’une nouvelle gouvernance dans un esprit critique et démocratique. [1]

Pour cette raison, entre autres propositions pour avancer dans le processus de transition historique dans laquelle nous sommes immergés, il faut :

* Concrétiser des changements profonds dans l’éducation, une éducation qui éduque à une nouvelle démocratie et un nouveau rapport de la société avec la nature.
* Promouvoir une éducation aux droits et aux responsabilités.
* Promouvoir la culture et l’économie du soin afin de repenser la politique, combattre la domination patriarcale et promouvoir l’équité dans les rapports entre les sexes, une division et une distribution du travail justes et socialement utiles, une nouvelle économie centrée sur les biens communs ;
* Assumer la régulation des sciences et des technologies et permettre leur démocratisation et leur contrôle populaire et citoyen en tant que bien commun ;
* Récupérer, valoriser et rendre visibles les expériences porteuses d’alternatives qui sont déjà en cours, surtout dans les territoires locaux, urbains et ruraux ;
* Susciter la démocratisation de l’information et de la communication comme condition de base nécessaire pour radicaliser la démocratie ;
* Favoriser la capacité de participation en combinant l’information, la consultation et la capacité de décision pour que les espaces de participation puissent former des mécanismes de changement de l’État et des représentations ;
* Lier la transformation personnelle et les transformations collectives.

Parallèlement a la mise en avant de propositions d’ordre social et culturel, aux niveaux individuel et collectif, il est nécessaire de mettre en relief également quelques propositions spécifiques. On peut avancer plusieurs pistes :

1. Rénover et démocratiser les partis politiques : changer régulièrement leurs dirigeants, donner la priorité aux jeunes et aux femmes pour les postes de responsabilité, informer régulièrement les sympathisants et le public général, consulter les citoyens réunis en assemblées locales...
2. Ouvrir des espaces dans les médias – télévision, radio et presse écrite – pour les citoyens et leurs organisations.
3. Affirmer la parité. Les expériences des gouvernements, institutions, organismes où les femmes sont plus nombreuses et la parité est respectée sont fécondes.
4. Financement public. Il est indispensable que le financement des partis politiques et de toute organisation qui postule à des charges de responsabilité publique provienne de fonds publics gérés de manière transparente.
5. Rapprocher les parlements des citoyens. L’action de légiférer ne doit pas se limiter aux seuls députés et sénateurs.
6. Organiser des plébiscites, référendums, conférences de consensus, en incitant à la participation de la majorité des citoyens.
7. Promouvoir des assemblées et des conférences territoriales, communales, nationales et régionales jusqu’à ce que l’on atteigne le niveau mondial.

[1Ce document a été préparé par Gustavo Marín avec les apports d’Arnaud Blin, Cândido Grzybowski, Ricardo Jiménez, Jorge Romano et Carles Riera à partir du débat consacré à l’architecture du pouvoir qui s’est déroulé à l’occasion du séminaire à Rio de Janeiro du 10 au 12 août 2011 organisé par IBASE, le Forum pour une nouvelle Gouvernance Mondiale (FnGM) et EURALAT. Il a servi également comme texte de base du groupe Gouvernance et Architecture du pouvoir du Forum social thématique de Porto Alegre du 24 au 29 janvier 2012.


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Illustration:

rofi


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