责任与自由相生。 纳尔逊·曼德拉 威胁世界的危险有两个:秩序与无秩序。 保罗·瓦雷里 人们可以抵抗一支军队的入侵,但是无法抗拒一种顺应时代的思想. 维克多·雨果 从今以后,我们的祖国应是全世界。 弗洛拉·特里斯唐 *

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文件库 : 和平的治理,安全与武装冲突 : Security, and Prevention of Terrorism and Militarism

Security, and Prevention of Terrorism and Militarism


专栏

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La gouvernance mondiale de la lutte contre le terrorisme

阿尔诺•布兰 ¤ 2009年10月16日
相关主题: Global ethos ¤ Media ¤ Nouveau mot ¤ 文化间关系 ¤ 民主化 ¤ 人类安全 ¤ 价值与原则

(Version provisoire, juin 2009)

Le terrorisme est, depuis les attentats de 2001, considéré par une majorité d’observateurs comme l’une des grandes menaces à la sécurité globale du moment. De nombreux pays ainsi que l’Organisation des Nations Unies ont fait du terrorisme leur ennemi public numéro un. Il est indéniable que les grandes tendances géostratégiques de ce début de 21e siècle ont été déterminées par cette menace, les guerres d’Afghanistan et d’Irak ayant été engendré par la volonté des Etats-Unis de répondre aux assauts d’Al-Qaeda.

Le « court 20e siècle », selon l’expression de l’historien Eric Hobsbawm, s’enflamme sur l’étincelle d’un attentat terroriste, celui de Sarajevo en 1914. Le 21e siècle lui succède avec autre attentat retentissant, celui sur les deux tours de Manhattan en ce 11 septembre 2001 de sinistre mémoire. Au niveau des symboles, on ne pouvait faire plus fort : l’attaque de Gavrilo Princip sur l’Archiduc d’Autriche concluait une longue série d’attentats sur des têtes couronnés au sein d’une région aux marches de deux vieux empires en phase accélérée de décomposition ; celle des pirates de l’air d’Al-Qaeda visait une multitude de citoyens anonymes vacant à leurs activités au coeur de l’empire financier, politique et militaire de la première « hyperpuissance » mondiale de l’histoire. La première attaque déclenchait par une succession d’événements imprévisibles le plus important cataclysme initié par l’homme, soit deux guerres mondiales et avec elles, un génocide ainsi que l’avènement des sinistres expériences totalitaires, soit au total plusieurs dizaines de millions de morts. Le second attentat avait un retentissement planétaire immédiat puisque la triple attaque était vécue en direct par des milliards d’individus grâce aux moyens modernes de communication. Quatre ans après Sarajevo, la face du monde s’était complètement métamorphosée, l’Europe ayant perdu l’hégémonie qu’elle exerçait sur le reste du monde à travers l’action d’une poignée de puissances, à commencer par l’Angleterre et la France. Les quatre années qui séparent la première élection (controversée) de Bush (fin 2000) de la seconde en 2004 (sans appel), en revanche, n’ont absolument rien modifié à l’échiquier géopolitique, en dépit des nombreux commentaires qui annoncèrent après les attentats de 2001 une rupture total avec le passé, quand ça n’était pas un choc de civilisation ou, pour le moins, l’effondrement de l’ « empire » américain.

Paradoxalement, le modeste attentat de Sarajevo avait tout à la fois enflammé le brasier qui avait consommé le « monde d’hier », comme l’appelait Stefan Zweig, tout en mettant un terme définitif à la première vague de terrorisme qui avait fortement secouée l’Europe, la Russie et l’Amérique durant plus d’un demi-siècle. Tout aussi paradoxalement, le choc du onze septembre, peut-être le premier grand choc psychologique de dimension planétaire de l’histoire, n’a pratiquement rien changé à la face du monde, du moins sur un plan géopolitique, tout en démultipliant le nombre d’attentats organisés de par le monde au nom du jihad et d’Al Qaeda. En d’autres termes, on arrive à ce constat paradoxal que le terrorisme est effectivement devenu l’un des fléaux de ce monde alors même qu’il démontre les limites extrêmes des effets réels, c’est-à-dire des effets politiques ou même économiques, qu’il est susceptible de produire et qui, de fait, sont sa raison d’être et, en quelque sorte aussi, la source de sa légitimité.


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Illustration: lisawilliams
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