Hagan lo que es justo.  Rosa Parks El mundo es para el bien púbico, tal es el Gran Camino. Confucius Se puede resistir a la invasión de un ejército, no a la de una idea cuya hora ha llegado. Victor Hugo Dos peligros amenazan al mundo: el orden y el desorden. Paul Valéry *

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De quelle Chine le monde a-t-il besoin ?

翁永曦. Weng Yongxi, 陈越光 Chen Yueguang ¤ 21 de octubre de 2009
Temas asociados: Construcción de la paz ¤ Desarrollo sustentable ¤ Economía de mercado ¤ Gobernanza medioambiental ¤ Legitimidad ¤ Modelos de consumo ¤ Mundialización económica ¤ Nuevas tecnologías de la información y de la comunicación (NTIC) ¤ Recursos naturales ¤ Relaciones interculturales ¤ Valores y principios
Traducciones: 中文 .

(Version provisoire, juin 2009)

Avec les changements institutionnels et le décollage économique de la Chine, 300 millions de personnes se sont enrichies, chose inédite sur terre : tout à coup, il éclot un marché gigantesque et de plus en plus important, qui n’en est, certes, qu’à ses débuts, mais plein de potentiel ; parmi le Top 500 des entreprises dans le monde, rares sont celles qui n’ont pas investi en Chine ; en cette ère d’économie tirée par la consommation, la Chine injecte un dopant de longue durée dans l’économie mondiale.

Au beau milieu de cette crise économique planétaire, les groupes d’achat chinois font figure de sapeurs pompiers, mais surtout d’ « ambassadeurs de marque » de la diplomatie chinoise ! Or, les exportations et la balance commerciale positive qui ne cessent de croître sont un prolongement nécessaire inhérent à cette qualité d’« usine du monde » ; la Chine produit chaque année pour chaque habitant de la planète 4 chemises et 3 paires de chaussures. Elle produit aussi 83% des conteneurs, 80% des briquets, 75% de l’horlogerie, 70% des porcelaines à usage domestique, 50% des ventilateurs, 50% des appareils photo, 42% des écrans, 30% des climatiseurs individuels, 29% des téléviseurs de la planète.

Les règles du jeu international qui avaient été établies par les pays riches et puissants sont maintenant des cordes autour de ces décideurs devenus pieds et poings liés du fait de la transformation de la Chine en « usine du monde » ( avec l’Inde et l’Asean juste derrière). Les pays capitalistes de la première heure étaient les usines du monde ; les machines, les lignes d’assemblage et les navires de gros tonnage ont fait baisser très fortement les coûts de production et de transport par rapport à ceux du petit artisanat des pays exportateurs de matières premières ou non développés, ce qui explique que les puissants et les riches aient prôné « l’ouverture des portes », « l’ouverture des marchés » , s’opposant à la fermeture des frontières et aux barrières douanières ; derrière ces slogans se cachaient des canonnières.

Derrière le « marché mondial » et « l’usine du monde », le monde ressent en même temps cette Chine « reine du dumping commercial » et « dévoreuse de ressources ». Cela est à la fois un « mal nécessaire », inévitable de cette évolution, et la conséquence de certains retards propres à la Chine. Ainsi, ce « ressenti » se transforme-t’il en polémique, voire en opposition et en conflit lorsque les intérêts et les préjugés s’en mêlent.

L’essor économique donne sans conteste à la Chine un droit de parole précieux sur la scène internationale, et son influence accrue attire les regards sur cette « voie chinoise ». Suite aux grands défis que rencontrent le néo-capitalisme en faveur des privatisations et la mise en pratique du « consensus de Washington » sur le libéralisme en Europe de l’est, en Amérique latine et en Asie, le « consensus de Pékin » devient le symbole d’un autre droit de parole.


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Ilustración: dalbera
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